Margaux&Laure-Anne
A l'heure où chaque doute se transforme en évidence. Le hasard fait place aux certitudes. Rien n'est constant. Les gens changent, c'est indéniable. Ils évoluent, chacun son rythme de croisière. Ces personnes qui nous ressemblent tant, à tel point que l'on ne sait plus où commence l'un et où finit l'autre, se révèlent être un jour de parfaits étrangers. Rien de plus. On perd ses repères, et on cite l'incompréhension, la déception. Sans voir que parfois, il est bon de s'éloigner. Bon de se reconstruire sous un autre jour. On oublie trop souvent que les deuxièmes chances sont destinées à chacun. Certains n'en auront jamais besoin. D'autres l'utiliseront avec soin. Quelques uns voyageront de troisième en quatrième chance, et ne s'arrêteront jamais d'y croire. Parfois il ne reste plus que l'espoir. S'éloigner pour mieux se retrouver ensuite. S'arrêter et attendre. Observer et analyser. Croiser nos routes, les décroiser, les longer et les traverser à l'infini. Tant qu'il reste toujours l'espoir infime, de pouvoir tendre sa main à cet étranger qu'on a si bien connu.